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29 mars 2008

Ni pauvres ni soumis

417798043.jpgIncroyable mouvement,  des personnes handicapées manifestent aujourd’hui à Paris, pour un revenu d’existence. Du jamais vu et peut-être l’amorce d’un mouvement plus important dans le pays, tant la grogne est importante.

26 mars 2008

Spectaculaire sortie de route

1583626395.jpgLes neiges abondantes ont provoqué de nombreuses difficultés pour les automobilistes dans le Val d’Argent. C’est ainsi qu’un habitant du Grand Rombach a glissé avec son véhicule et a terminé sa course dans le torrent. Couché sur le flanc, la sortie de l’eau c’est avéré compliquée. Elle a nécessité le concours de deux entreprises de dépannage et du tracteur d’un débardeur voisin. La voie a été fermée à la circulation pendant presque deux heures.

 

Grandes maneuvres

Alors que les maires de la vallée, viennent de désigner adjoints et délégués, le Smictom d’Alsace centrale, vient de leur rappeler, que la compétence ordures ménagères relevait désormais de la com’com. En conséquence les délégations communales sont caducs, les délégués au Smictom doivent être issus de la com’com. De quoi éloigner davantage cet organisme des usagers et voter sans broncher les augmentations habituelles. Quant au président Piela, réélu dans le Val de Villé, il va retrouver son fauteuil. Il vaut mieux que les citoyens ne mettent pas leurs nez dans les poubelles ; ni même leurs pieds là.

Certains candidats aux municipales donnent volontiers leur préférence pour le fauteuil de la com’com. Problème, ils ne sont pas élus, encore moins électeurs. Mais peut-être ont-ils de l’influence ? Réponse le 3 avril, pour le vote.

24 mars 2008

Rodolphe Burger sur Evéne

Interview de Rodolphe Burger sur le site Evéne,

http://www.evene.fr/musique/actualite/interview-rodolphe-...

A lire sur le lien ci-dessus.

22 mars 2008

Place de la femme

 Ce sont donc, sauf surprise, deux candidats qui brigueront le fauteuil de président de la com, com, Jean-Luc Fréchard conforté par sa victoire à Rombach et Christophe Pantzer, nouvellement élu à Lièpvre. La clé du résultat semble être entre les mains des délégués de Sainte-Marie qui ne présentent personne. Après une mure réflexion, Agnès Henrichs ne se lancera pas dans la compétition.

A noter qu’aussi bien à Rombach, qu’a Sainte-Marie deux femmes sont désormais premier adjoint, Mireille Boubel et Josiane Antenat. A Lièpvre la première femme Eliane Cebokli est quatrième. A Sainte-Marie, la liste Ubrich, Agir pour la ville sera représentée par trois femmes, ces messieurs ayant sans doute mieux à faire. A Sainte-Croix, le premier adjoint est naturellement un homme, François Boesch.  

Rodolphe Burger et Christophe Crupi ont déjeuné ensemble dans un restaurant de la ville. Selon Rodolphe, l’affiche 2008 sera tip-top, mais pour Christophe elle est tip-top secrète. Le festival aura lieu du 29 mai au 1 juin.

21 mars 2008

Deuxième conte d'après campagne(suite et fin)

Cette madame Tenaille, avait décidément une main de fer dans un gant de velours. Néanmoins elle était contrariée. Il y avait dans l’équipe sortante, un petit homme tranquille, dont quelques nouveaux venus ne voulaient pas. « Avec lui, c’est sans nous » déclaraient-ils de façon péremptoire. Il fallait soustraire, ce qui fut fait, avec quelques atermoiements, mais dans la logique. Le petit homme tranquille déposa une bombe à retardement, formé de mots aigus et graves, dans une réunion. Il fut aussitôt applaudi par Débatteur et Granfauv’, qui voyaient dans sa déclaration la fin de Bel. C’est ici que Bel fit preuve d’une belle malice. Il appela le petit homme tranquille et lui dit. « Les autres vont se servir contre moi de ce que tu as dis. » Petit homme tranquille était ennuyé, car il était fidèle malgré tout. Il désamorça ce qu’il avait amorcé, privant ainsi les opposants d’un argument qui de toute façon n’était pas le bon.

« Cette équipe n’en est pas une », conclut Débatteur. Au même moment il se fit canarder par un ami mécontent, qui le quitta. Les mots ont parfois de la résonance, toutes les grandes gueules de la vallée le savent bien. Débatteur, content de sa formule, continuait tout de même à l’utiliser. Du coté de Granfauvenchasse, il ne se passait rien, mais alors rien du tout, ce qui faisait ruminer le concepteur, d’une liste malgré tout, complète et avec des gens de tous les âges.

Toutes les listes proclamaient qu’elles étaient la meilleure. Elles avaient toutes en leur sein, des gens de valeur, venu d’horizons différents et réunis pour le bien commun. Les programmes étaient pratiquement les mêmes. Celui de Bel était le plus complet, celui de Granfauv’ le plus succinct. Celui de Débatteur était poétique. Les trois postulants au poste de chef avaient tant lissé leurs programmes pour ratisser le plus large possible que ces derniers se confondaient allègrement.

Il y eut un débat. Débatteur était à son aise, d’autant plus que le général lui avait : « A la fin tu lui donne un coup avec le couteau magique ». Le jeune choisi par Granfauv ‘ pour conduire l’équipage récitait sa leçon en élève pouvant mieux faire. Bel avait ses arguments. Le couteau fit quelques tentatives et à la fin se planta dans le dos de Bel, qui blessé rugit à la traîtrise. Ces conseillers le lui avait pourtant bien dit « Sois Bel et tais-toi ». Mais telle attitude était impossible, c’est dans la souffrance que Bel fût le plus bel. Débatteur ne comprenait rien. « Avec le couteau magique, il devrait-être à terre, or il est plus Bel que jamais ». Peut-être le couteau magique était-il émoussé, peut-être Débatteur n’avait pas bien lu la notice, qui peut savoir ? Mais ce qui est sur c’est que dans la confusion, le couteau fut dérobé par un petit malfrat qui pensait à juste titre en tirer un bon prix ailleurs.

La veille du scrutin, les grandes gueules ne savaient pas pour qui voter. Les programmes n’en étaient pas, les candidats se valaient, les équipes aussi. Sans surprise, sauf pour lui-même car il était mal conseillé, ce fut Bel qui l’emporta, sans passion mais avec intérêt. Le jeune de Granfauv’ disparu du paysage. Quant à Débatteur, il entra au conseil communal dans une opposition constructive, ce qui signifie qu’il aurait quelques miettes du repas à condition de ne pas faire un débat.

Ainsi se termine ce conte. L’auteur espère juste que les grandes gueules du chef-lieu ne vont pas le manger cru, même en toute fraternité.     

 

20 mars 2008

Deuxième conte d'après campagne

Comme tous les cantons, celui qui avait été conquis par le Capitaine, avait son chef-lieu. Une véritable petite cité avec ses commerces, son théâtre, sa piscine et ses écoles. Il y avait également des cafés avec terrasses, des salons pour boire le thé et des trottoirs pour trottiner. Presque tout autour, il y avait la montagne et derrière la montagne, un autre pays qui avait eu sa frontière, gardée jadis par des casques à pointe. La particularité du chef-lieu  c’était au contraire des autres chefs-lieux, qu’il ne s’y passait presque rien. Les villageois d’alentour, n’y venaient que par obligation. Pour beaucoup, c’était même franchement une corvée. Mais comme, même les citadins, préféraient aller ailleurs, les choses mourraient doucement, de manière imperceptible. C’était désolant.

Pourtant de temps à autre, le chef-lieu était capable de fantastiques rebonds. Plusieurs fois l’an, il accueillait des célébrités, des femmes très élégantes et de riches marchands. Pendant ces courtes périodes, les gens avaient le sourire, mais la morosité retombait bien vite. Toutefois, ils étaient fiers de ces moments. Ils en parlaient toute l’année.

Ceux du chef-lieu avaient fait de la conversation leur activité principale. Ils conversaient, déblatéraient, discutaient. Ils coupaient les cheveux en quatre, adoraient refaire le monde, pinaillaient sur les détails. Ils discouraient, parfois en balbutiant, parfois en bafouillant. Certain marmonnaient, d’autres ânonnaient. Mais quelques-uns avaient le verbe clair et la voix forte. Bref, c’étaient des grandes gueules, qui justement finissaient par s’engueuler à cause d’un mot de travers. Ils parlaient de tout, mais surtout du temps depuis qu’il n’y avait plus de saisons, de la nourriture, sujet d’importance dans les contrées bien froides. Ils parlaient aussi d’amour et en parlait plus qu’ils ne le faisaient, sauf pour ceux qui n’en parlaient que peu et qui le faisait davantage ; ce n’est même pas sur.

Mais le grand sujet qui revenait tous les deux trois ans sur le tapis, c’était les élections. Car dans le chef-lieu, on ne votait pas pour une personne, mais pour une équipe. Bien entendu l’équipe avait un chef, et cette année là le chef s’appelait Bel. Il devait se représenter aux élections pour garder sa place de chef. Hélas beaucoup de ses équipiers ne voulaient plus repartir. Ils étaient fatigués, leurs conjoints aussi, ils avaient envie d’autres choses. Ca arrive. Evidemment les grandes gueules s’en donnaient à cœur joie. « Bel maire, Bel maire y’en a marre » Et ceux qui en avaient marre de leur belle mère approuvaient immédiatement. Bref les temps étaient difficiles.

En parallèle de Bel, s’agitait un certain Débatteur, venu des hauteurs et qui avait trouvé dans le chef lieu, un endroit pour organiser les discussions. Une telle attitude était évidemment suspecte. Pourquoi organiser des palabres au pays des grandes gueules ? « Pour avoir le dernier mot ! » répondaient les grandes gueules qui on le voit avaient réponse à tout. Débatteur voulait aussi se présenter aux élections, alors il contactait des gens qui lui répondaient qu’ils réservaient leur réponse à Bel. C’était très déprimant pour le pauvre Débatteur qui se dit « Innovons, trouvons les mots qui séduiront les grandes gueules, composons un programme ». Poète à ses heures, sa plume se fit lyrique et les mots jaillirent comme un slogan « Avec Débatteur un débat à toute heure ». Et pour le reste  « Un programme atypique pour une cité audacieuse ». Voilà qui était bouclé.

En coulisse, un troisième larron, Granfauvenchasse, espérait son heure. Toute la commune l’attendait car plusieurs fois par le passé, il avait mené bataille avec des succès plus ou moins égaux. Il avait toujours envie d’agir pour sa ville. « Agir pour sa vie politique », se gaussaient les grandes gueules. Pour lui, il avait l’expérience c’était un indéniable atout. Il invita Matou de gouttière à l’éclairer. La rencontre eu lieu dans un café de la place, ce qui plaisait à Matou de gouttière qui était privé de comptoir, depuis que la dernière épicerie buvette avait fermé dans son village. Il écouta bien patiemment et en commandant une quatrième bière déclara « Ecoute-moi bien Granfauv’, ton temps est dépassé, tu ne peux pas sérieusement espérer revenir aux affaires. Mais si tu trouve un jeune, sur lequel tu as de l’influence, tu pourras peut-être agir ». Ce Matou parlait d’or, surtout quand c’était l’or du houblon. Il dit encore « Une jeune femme serait mieux ».

Bien sur, une jeune femme c’est toujours mieux se disait Granfauv’ en se mettant en chasse. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, il trouva des jeunes à l’amicale des retraités. Puis un autre jeune de presque cinquante ans pour conduire son équipage. Chez Débatteur, ils n’étaient qu’une dizaine, aussi organisèrent-ils une discussion, qui fit écho dans les journaux. Ils virent arriver un général et sa troupe qui composait le gros de la bande. Ensemble, ils se dirent « Vazy, c’est le printemps qui nous attend, par la force de notre armée nous vaincrons. » Le général dit encore a Débatteur, « Prends ce couteau magique et avec lui tu deviendra canif à la place du canif ».

Chez Bel, les choses étaient plus compliquées. Recrutait pour lui une madame Tenaille, chargée de séduire des personnes auxquelles ni Granfauvenchasse, ni Débatteur n’avaient pensé. Y’en avait plein. La condition pour entrer dans le club était d’avoir une ambition. Une seule, il ne fallait pas exagérer. Mais une ambition pour la ville. Il ne fallait pas doublement exagérer. Madame Tenaille, consultait, discutait, additionnait. Elle savait que l’art d’une liste, c’est l’art des additions. Mais pour faire de bonnes additions, il faut aussi soustraire, ainsi va l’arithmétique politique.

Cette année là, les grandes gueules se faisaient prier. Aussi pour nos trois larrons ce fut un peu long, mais quelques jours avant le scrutin, ils y arrivèrent. Bien sur ces listes n’étaient pas parfaites, il y avait toujours quelqu'un qui déplaisait, mais elles avaient le mérite d’exister. Le grand bal des municipales pouvait commencer et les grandes gueules commencer à rigoler.

(A suivre…)               

 

   

16 mars 2008

Résutats Sainte-Croix

Comme annoncé vers 20h, l'opposition conduite par Jean-Marc Burrus est élue ce soir; les nouveaux élus sont

Corinne AALBERG
Christophe BLEGER
Jean-Marc BURRUS
Frédérique HERBRICH
Régine ORSATI
Marie-Christine SALBER

20H Sainte Croix aux Mines

Retour de la liste Burrus à Sainte-Croix, ou d'après les estimations provisoires, elle serait en tête de ce second tour. Il semble que les les électeurs n'aient pas voulu, donner les pleins pouvoirs, à la liste d'Agnès Henrichs.

Violente campagne

Sainte-Croix-aux-Mines. 18h, le scrutin est clos. Je dois dire ici que j’ai rarement assisté à une campagne aussi violente que celle qui a eu lieu dans cette commune. Dernier épisode en date, un recours devant le tribunal administratif déposé par Jean-Marc Burrus contre…Andrée Manchon ! Curieuse idée, que celle de faire un recours, avant que l’élection ne soit totalement terminée, à la veille du second tour. Curieuse méthode que celle consistant à attaquer une personne connue pour son dévouement et à laquelle le plus grand nombre d’électeurs ont accordés leur confiance. Curieux également les motifs de ce recours, distribution d’un tract le samedi précédant l’élection, tract auquel les colistiers Actifs Ensemble, n’auraient pas pu répondre. Il n’y a guère que dans cette équipe que l’on ignore que dans les villes de moins de 3500 habitants, la campagne est terminée le samedi minuit. De plus ce recours a été annoncé dans le quotidien l’Alsace, samedi dernier. Disons très nettement que le rédacteur a été d’une folle imprudence, car s’il est bien quelque chose qui peut troubler l’électeur, c’est bien une telle information.

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